29/11/2012

Le débat sur la transition énergétique est lancé


Le Grenelle de l'Environnement du quinquennat de François Hollande, le débat sur la transition énergétique, repoussé à plusieurs reprises, a été lancé ce jeudi lors d'une conférence de presse du comité de pilotage au ministère de l'Écologie. Ce débat doit définir les grands axes de la politique énergétique du quinquennat.


"Il n'y aura pas de sujets tabous", a assuré la ministre de l'Écologie Delphine Batho qui préside le comité de pilotage de la concertation qui doit durer six mois. "Toutes les idées pourront être défendues", a-t-elle martelé jeudi lors d'une conférence de presse au ministère de l'Écologie à Paris.

"On a pris du retard à l'allumage", concède Laurence Tubiana, membre du comité de pilotage. "Mais on n'a pas perdu de temps". Et d'assurer, "on va parler de tout". Y compris des sujets qui fâchent comme le nucléaire, le gaz de schiste ou de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le ton est donné aussi par Bruno Rebelle, ancien patron de Greenpeace. Sur les questions d'énergie, "on s'engage avec beaucoup de gravité", assure-t-il. "Il n'y aura pas de sujets qui resteront dans les tiroirs".

Cette concertation nationale sur la transition énergétique va durer environ six mois. Fin juin 2013, elle doit accoucher de conclusions qui serviront au gouvernement à déterminer les grands axes d'une loi programmatique qui fixera le cap de la politique énergétique du quinquennat.

Le comité de pilotage est présidé par Delphine Batho avec à ses côtés, Anne Lauvergeon, l'ex-dirigeante d'Areva, Bruno Rebelle, Laurence Tubiana, directrice de la chaire de développement durable à Sciences Po Paris, Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, Georges Mercadal, un ancien vice-président de la Commission nationale du débat public, et Michel Rollier, ex-dirigeant du groupe Michelin. Ce comité de pilotage doit veiller au bon déroulement du débat, "garantir son pluralisme" rappelle Georges Mercadal et veiller à ce que "toutes les questions soient prises en compte par le conseil national".

Sous sa houlette, le conseil national, un parlement composé de 112 membres répartis en 7 collèges (employeurs, syndicats, ONG environnementales, associations de consommateurs, élus locaux, parlementaires et représentants de l'État) est chargé de discuter et de faire les recommandations. Il doit se rencontrer un fois par mois. La première a eu lieu ce jeudi. Le parlement doit discuter du projet d'une charte, c'est à dire s'accorder sur les règles du jeu du débat, son calendrier, le déroulement sur le territoire. La prochaine rencontre est fixée au 13 décembre.

Un comité d'experts présidé par Alain Grandjean, économiste et fondateur de Carbone 4, un cabinet de conseil complète cette architecture, est chargé d'"éclairer le débat". Alain Grandjean insiste: "il n'y aura pas que de l'expertise technique. Les enjeux sociétaux et locaux seront aussi pris en compte". Ce comité fera un travail de synthèse et d'établir plusieurs scénarios possibles.

Un comité de citoyens est aussi prévu. Il est censé représenter la diversité sociale et démocratique, "pour s'assurer que le débat soit compréhensible par tous", a expliqué Bruno Rebelle. "On veut sortir du débat d'experts", a-t-il ajouté. Pour cela, il y aura notamment un site internet participatif qui devrait voir le jour début janvier.

Delphine Batho a assuré que le gouvernement "s'engage à prendre en compte les recommandations" qui seront données à l'issue de ce débat national. Et de rappeler qu'en ouverture de la conférence, le chef de l'État avait affiché ses ambitions pour impulser la "transition énergétique" de la France.

Mais avant même que le débat ne commence, Greenpeace et les Amis de la Terre avaient annoncé qu'elles le boycotteraient. France Nature Environnement leur a emboîté le pas jeudi.

Source : http://www.romandie.com

Actus...

Débat sur l'énergie : la gouvernance et le calendrier seront arrêtés le 13 décembre

30/11/2012

Le débat national sur l'énergie entre dans sa phase préparatoire avec la première réunion du Conseil national du débat. Cette vaste consultation devrait aboutir à la définition d'une trajectoire énergétique de la France, à l'horizon 2020 et 2050.

>> Lire la suite

innovation(s)

M&R Energies est un bureau d'ingénierie spécialisé dans le photovoltaïque proposant des solutions intégrant la production et l'auto-consommation d'énergie via des centrales solaires dédiées au...

>> Lire la suite