• Accueil : Actus
  • Espace Réservé

    Produit

    Actus

    23/10/2012

    Photovoltaïque : croissance annuelle de 81,7% entre 2000 et 2012 en Espagne


    Le mix électrique espagnol repose à 66,2% sur les énergies conventionnelles et à 33,5% sur les énergies renouvelables. Les énergies vertes se sont fortement développées lors de la dernière décennie, mais leur croissance a été freinée au cours de ces dernières années.

    D’après les chiffres publiés en 2011 par l’observatoire des énergies renouvelables Observ’ER, le mix électrique de l’Espagne repose à 66,2% sur les énergies conventionnelles (45,6% pour les filières fossiles et 20,7% pour le nucléaire) et à 33,5% sur les énergies renouvelables.

    L’hydraulique représente une part importante du mix électrique espagnol, mais sa production fluctue beaucoup entre les années sèches et les années plus humides. En 2010, l’hydroélectricité est redevenue la première source renouvelable du pays, avec une production de 45,3 TWh, contre une moyenne de 33,1 TWh entre 2000 et 2010.

    L’hydroélectricité est désormais talonnée par l’éolien qui s’est fortement développé en Espagne au cours des dix dernières années. Entre 2000 et 2010, le taux de croissance annuel moyen de l’éolien fût de 24,9%. L’éolien qui ne pesait que 2,1% de la production d’électricité espagnole en 2000, représentait 14,6% du mix électrique espagnole en 2010.

    Cependant, le développement de l’éolien a été ralenti par la crise économique, par l’incertitude liée à la mise en place d’un nouveau cadre législatif en 2013 et au renforcement des procédures administratives nécessaires pour établir un parc éolien.

    Au cours de la décennie 2000, la croissance de l’énergie photovoltaïque a été encore plus spectaculaire que celle de l’éolien, avec une croissance annuelle moyenne de 81,7%. La filière solaire espagnole est la deuxième mondiale après celle de l’Allemagne. La production d’électricité solaire (photovoltaïque et héliothermodynamique) représentait, en 2010, 2,4% du mix électrique espagnol.

    La croissance du solaire photovoltaïque a néanmoins été considérablement freinée par une modification du régime d’autorisation en 2009. Le gouvernement a mis fin à des mesures incitatives qui avait entraîné « une course à l’installation ».

    La biomasse s’est développée à un taux de croissance moyen de 10,2% entre 2000 et 2010 (+ 2,5 TWh entre 2000 et 2010).

    L’augmentation des moyens de production d’électricité d’origine renouvelable a permis à l’Espagne de diminuer la production d’origine thermique (-13,3% entre 2008 et 2009 et -16,9% entre 2009 et 2010).

    La part de l’électricité d’origine nucléaire retrouve son niveau (+ de 60 TWh), alors qu’elle avait baissé en 2009, année marquée par de nombreuses opérations de modernisation et de maintenance du parc espagnol. Ces opérations ont permis de prolonger la durée d’exploitation de plusieurs centrales.

    Néanmoins l’activité de la centrale nucléaire de Garona cessera en juillet 2013. Alors que le gouvernement avait accepté de prolongé la durée de vie de cette centrale, l’exploitant Nucleor a préféré renoncer à son droit d’exploitation par manque de garanties.

    L’Espagne doit en effet prochainement adopter une réforme qui modifiera le montant des taxes dans le secteur énergétique.

    Source : http://lenergeek.com

    Produit